Il s'en est écoule, du temps, sans que je tienne ce petit journal a jour. Il m'en a fallu des moments de détresse pour arriver a ne pas m'arrêter de croire en nous...
Le temps a passe, il m'a fallu tant d'essais pour savoir ce qui clochait... Pragmatique et honnête, ma responsabilité dans le mal etre de mon cheval était visible, comme un gros nez au milieu d'une petite figure. Chacha a, depuis toujours, un dos compliqué. Après des tas de visites ostéo et vétérinaires, j'ai enfin une idée plus précise de ce qu'il ne pouvait pas dire. "une vieille blessure, une entorse, un coup, m'a blesse au boulet, j'ai eu mal, alors j'ai apprit a marcher en me soulageant. Tu ne le sentais pas, au début, ignare que tu étais. Et puis tu as commencé a chercher. Heureusement. Mais c'était trop long, et maintenant j'ai prit l'habitude de marcher de traviole. Bon, c'est vrai que le maréchal est venu et m'a trafiqué de nouvelles chaussures. On verra, si ça marche. Mais va falloir continuer a mz muscler le dos, parce que y a que comme ça que je pourrais réapprendre a marcher. Enfin, quand on bosse, tu as vu l'autre jour, sur la video... Ben je mz débrouille pas si mal, si je bosse pas sur le frein."
Je remercie mon instinct, mon sentiment équestre, aussi modeste soit-il, pour m'avoir chuchoté aux oreilles "ostéo, encore une fois, tu sais que il y a un pb, et la, c'est pas de ta faute..." et une autre voix "et pourquoi ça ne serait pas de ta faute ?"... La raison l'a emporte sur la remise en quesrion. "respire, va contre le vent, la liberté, c'est le mouvement. Ça marche pour tout! Si il ne peut pas s'engager au trot, c'est qu'il n'et pas libre dans son mouvement. Si tu ne vois pas un ostéo parce que la culpabilité te ronge, c'est que tu n'es pas libre de te mouvoir dans tes sentiments. Alors vas y..." j'ai bien fait. Maintenant, nous travaillons différaient, de longues détentes au pas, remplies d'assouplissements latéraux, d'allongement d'encolure, de pas lent et délié. Ensuite nous galopons, pour que chacha rentre dans ses baskets, et que mon corps se poser sans s'interposer. Puis, une fois le galop actif, je t'assouplis dans tous les sens, toujours au galop, en déplaçant tes hanches, tes epaules, sur toutes sortes de figures alternées, pour vérifier que tu respectes bien
Mes aides. Quand, au galop, tu es fluide au deux mains, nous revenons sur cette allure compliquée qu'est le trot pour toi. La, tu trottes, vraiment, tu acceptes de prolonger l'effort, alors j'en profite pour te faire faire une succession d'epaules en dedans et cessions avec changement discret de pli, pour vérifier que tu respectes toujours ma jambes, meme en changeant d'incurvation. La, une fois que tout va bien, ouf, on souffle. Si il n'a fallu que 20mn pour ça, je m'octroie le plaisir de varier dans les allures, pour vérifier, la encore, que nous sommes ensemble. Pas, trot, pas, trot... Je n'arrive pas a rétrécir les intervalles pour l'instant, je sens que c'est trop sur pour toi. Pas, galop, pas... Changeons de main... Et puis, l'ultime plaisir.. Nous trottons, puis je te demande de te tenir haut, décontracte dans ta bouche, dos tendu, et je m'assoit en tenant fort mon dos, en pensant "une deux une deux" et la tu prends de la hauteur. Je le fais sur le tier du grand cote, ou parfois sur le périr cote. Si tout s'est bien passe, on prend le galop, rênes longues, on joue (enfin!) et après on trotte rênes longues, et on marche... Et t'es tout mouille! Mais je suis fière quand j'y arrive, a t'écouter diffusément pour faire ça. Et c'est pas comme ça tos les jours!! :)
Hier, pas exemple, hein Loulou, tu n'avais pas envie de t'assouplir. Tu voulais jouer, sans passer par le reste. Mais je te rappelle que tu es fragile, et que c'eqt ue mauvaise idée.... Je me suis d'après tant ben que mal. Mais c'était insuffisant. Enfin, selon moi. Toi tu as trouve ça long et long... Et long. Heureusement qu'on a fait des ballades, hein? On est bien, les oreilles au vent, a regarder les gens dans leurs jardins, a épier les chats caches dans les fourrés... Moi, je vendrai mon âme au diable, pour partager ces instants avec toi...
Aller, au boulot, mon train arrive, alors... Je pars.
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