dimanche 7 juin 2009

Par un beau dimanche, à Marseille ...


Ce matin, je suis partie voir Cha avec Milan. Pour la première fois, j'ai senti que cette fois, je pouvais y aller. Je savais que je pourrais lui faire confiance sur son comportement à l'égard de Milan. Même si, biensur, je savai qu'il me faudrait redoubler de vigilence au cas ou Cha aurait peur pendant la ballade.
Donc, nous sommes arrrivés avec Milan. Le petit Victor, fils d'une cavalière, est arrivé en mêem temps. Jean-Michel nous a dit "allez cueillir des cerises !" et nous sommes, tous les 3, partis en bas dans les cerisiers. Les cerises étaient salement attaquées par les petites bêtes et les oiseaux, mais nous avons eu une poignée de rescapées, qui ont finit dans nos estomacs après un tour de "goûte" pour toutes les personnes qui étaient présentes.
Après cela, biensûr, Milan était totalement coopératif. Je lui ai expliqué qu'il devait me donner la main pendant toute la ballade, ne pas ralentir sans que je ralentisse moi-même et ne pas s'inquiéter que Cha soit derrière nous. Il est monté sur une chaise devant le box et Cha l'a inspecté de bas en haut, et de haut en bas. Après cette validation olfactive, j'ai su que c'était bon, il est resté doux et attentif, comme-ci c'était moi.
Hop, licol, petite menotte dans la mienne et nous partons sur la route.
Cha est aux ordres comme jamais, il reste derrière nous et pose même son nez sur le dos de Milan pour le renifler de temps à autre, peu habitué à cette petite présence qui parle en continu. Milan me raconte une histoire qu'il a lue avec sa maitresse et nous rions ensemble, détendus.
Cha tente un dépassement par ma droite et je lui murmure "ta place" et il file aussi sec se réfugier derrière mon dos.
Toute la ballade est douce et calme, Milan ne réalise sans doute pas mais moi ej suis aux anges, la plus heureuse des mamans, et la plus heurese des propriétaires de chevaux...
Nous rentrons et allons à la douche. Milan participe en scrutant quacun de mes gestes "et pourquoi tu lui laves le zizi ?, et pourquoi tu lui mets ce truc rouge dégoutant ? je peux rester ?" Cha est calme, je lui enlève le crottin de son box, Milan m'apporte l'anti-mouches et Cha se laisse vaporiser avec reconnaissance.
Nous le rentrons au box et nous partons pique niquer en famille ....

Ce soir, je veux voir Cha dans un parc, qu'il ait un peu d'air et de liberté, pour une fois, et pas ma main pour le retenir.
Je l'installe dans le parc à côté de l'entier champagne. Il ne calcule pas l'entier qui s'évertue à attirer son attention dans des gestes de défiances, tapper du pied, hénir ... Cha hénir une fois, après lui, avec une force impressionante, rase le sol le long de la barrière d'un air de dire "moi aussi je suis fort", gratte le sol, tappe un peu en le regardant, puis il part en coup de cul, doucement, avec grâce. il trotine, les anterieurs frappants le sol et montant vers le ciel avec la classe de ses belles allures espagnoles. il est calme, puissant et ne cherche pas la compétition.
il fait son tour, puis il vient me voir, je suis assise devant son parc. il reste à me renifler par dessous la barrière, il surveille autour de moi ... et je file faire pipi en me disant "je vais l'espoiner un peu de lion" et puis finalement, il se plante devant l'entier. Je décide d'aller prendre mon appareil photo.
En route, je croise Camille qui va longer son Dindon enrêné et je ne résiste pas à l'envie d'assister un peu à cette scéance, pour voir comment ca se passe chez les autres.
Plus tard, je retrourne voir Cha. De loin, je siffle et il me cherche en tournant tout son corps d'un bloc, en se plantant dans la direction de mon sifflet et il me cherche de ses deux yeux vifs... et il me trouve. Il se plante devant la porte, la tête très haute et me regarde arriver. Quand je me rapproche, il baisse la tête vers moi, tendrement, et pose son nez sur mon visage. il me renifle et il relève la tête en regardant sur le côté, mais il ne bouge pas. Les minutes passent et je comprend qu'il attend mon signal pour bouger. Je rentre dans son parc et je décide de parcher doucement, pour voir ce qu'il va faire. Je ne le regarde pas, je ne m'interesse pas à lui d'une façon visible... mais lui si.

Dès que j'ai 2 mètres de distance, il m'emboite le pas et reste derrière moi. je marche et fais le tour, tourne, me ballade, et il reste planté derrière moi, quitte à bouger ses hanches à toute vitesse, pour ne pas me doubler, ne pas être à côté de moi ... il est prêt pour de l'éthologie ce cheval ! Je décide de parcourir le parc des deux Traits. Là, il s'interpose entre moi et eux en se collant à la lice. Je crois, au vu de la façon dont les Traits me regardent et me chargent au pas, qu'il me protège d'eux. Des gens passent avec une poussette et s'arrêtent pour regarder notre petit manège bien curieux d'une jeune femme avec son appareil qui regarde le sol et qui est suivie comme son ombre par un joli cheval gris... Je me dis que ça doit faire bizarre, quand on ne connait pas les chevaux, de voir ça.
Je me sens légère et heureuse de notre complicité, et de notre joli début d'histoire à lui et moi. Je me sens emplie de joie de n'avoir pas espéré tant, et qu'il m'en donne autant. Je me sens pleine de confiance en lui... et j'ai raison je crois.
Nous partons nous ballader un peu tous les deux et puis nous rentrons, il a faim et son foin l'attend. il en veut pas rentrer et se plante un peu devant son box, parcqu'il aime nos ballades.
Un jour, lui et moi, nous partirons tous les deux sans question de temps, pour de longues ballades... je l'éspère.

1 commentaire:

Saoberry a dit…

Ca me donne envie de l'approcher de plus près la prochaine fois :)